Un corpus numérique

COL&MON tire ses données de deux bases de données préexistantes : Collégiales et Monastères. Celles-ci seront alimentées en fonction d’une liste de 29 diocèses priorisés par COL&MON et établie en croisant les espaces bien couverts par les deux bases.
Un protocole informatique sera mis en place pour les connecter, les mutualiser et les croiser. La base de données ainsi obtenue constituera le corpus numérique du projet. Il sera alimenté et mis à jour automatiquement par les bases d’origine y compris après la fin du projet COL&MON.
Afin d’assurer la pérennité des données du projet, des notices seront générées au format RDF et stockées dans un entrepôt OAI-PMH grâce à la plateforme Nakala du TGIR Huma-Num. Ces métadonnées seront moissonnables par des moteurs de recherche comme Isidore et réutilisables par d’autres projets en Linked Open Data grâce au RDF.

Un Système d’Information Géographique

Pour un traitement spatial et cartographique, les données du corpus numérique seront géoréférencées et formatées pour intégrer un Système d’Information Géographique. Le terme de SIG est ici à envisager au sens large, c’est-à-dire comme un ensemble de matériels, d’applications, de processus et de ressources (y compris humaines) permettant le stockage, le traitement, l’analyse et la diffusion de données à caractère spatial.
Les couches de données issues du SIG pourront être croisées avec d’autres données spatiales en openData (OpenStreetMap, IGN pour partie, …) et issues d’autres projets de recherche (Corelpa, diocèses T. Aréal et T. Lienhard). Elles serviront de base à la réflexion sur la cartographie des frontières diocésaines et aux réflexions menées sur l’analyse de données spatio-temporelles.
Un serveur de données géographiques sera mis en place (hébergé sur le portail par le TGIR Huma-Num). Il assurera la pérennité des données spatiales du projet et permettra leur diffusion et leur intégration dans d’autres projets scientifiques par l’intermédiaire de protocoles standardisés par l’OGC (formats WMS et WFS).

De la visualisation de données

Une application d’analyse de données spatio-temporelles spécifique sera développée et mise en ligne. Elle permettra d’abord d’améliorer la communication et la réflexion scientifique entre les membres du projet en répondant aux interrogations formulées sur le corpus numérique par les chercheurs et ciblées sur des critères variés (chronologiques, historiques, heuristiques, archéologiques…). À partir d’elles, la réflexion scientifique pourra prendre forme lors de rencontres internes à COL&MON sur les espaces priorisés puis lors de journées d’études ouvertes à de plus vastes collaborations et de colloques aux thématiques larges. Cette application permettra de sensibiliser les chercheurs à la visualisation cartographique et à l’analyse spatiale en leur permettant de s’initier à des outils simples, puis de plus en plus complexes et de plus en plus adaptés à la complexité des problématiques historiques. Elle sera également un support de diffusion de données facilement accessibles et manipulables de manière dynamique, non seulement pour la communauté scientifique mais également par le grand public. Dans un deuxième temps, en lien avec les réflexions menées sur l’analyse de données spatiales et temporelles, un effort particulier sera porté au sein de cette application sur la conception d’outils novateurs en terme de représentation (carto)graphiques de données historiques, dans la dynamique de l’évolution récente des outils Web de traitement et de visualisation (dataViz) de données.
Schéma du SI avec le corpus numérique de COL&MON

Adaptabilité

Les principales difficultés inhérentes à ce programme et à ses objectifs résident dans la tenue des délais de renseignement des bases et de réalisation des différents outils. Plusieurs solutions de repli sont envisagées. La liste ambitieuse des diocèses prioritaires pourra être revue à la baisse, tout en respectant toujours les délais des rencontres en interne en fonction de l’évolution des travaux, ce qui permettra de mener à bien le projet sur le fond – une lecture cartographique du phénomène religieux – même si l’espace traité est plus réduit. À l’inverse, on adaptera le rythme de traitement des espaces en fonction de l’avancée du projet en élargissant à de nouveaux diocèses si les provinces ecclésiastiques prévues sont achevées. Le choix fait de l’externalisation de plusieurs outils privilégie la rapidité d’exécution selon des cahiers des charges réfléchis en amont. Enfin, des réunions périodiques de coordination avec les responsables des partenaires prévues pour faire le point sur l’avancée des tâches et coordonner les évolutions indispensables du projet, devraient aussi permettre de canaliser les résultats ; elles n’impliqueront pas forcément le déplacement physique des personnes en question, grâce aux discussions en visioconférences déjà expérimentées dans le cadre de la rédaction du présent appel.

Notre programme