Spate – logiciel en ligne d’analyses spatio-temporelles

COL&MON a pour ambition de proposer, de manière dynamique, des représentations cartographiques et de la data-visualisation des données spatio-temporelles. Pour ce faire, nous développons un logiciel d’analyses spatio-temporelles en ligne SpaTe basé sur des applications et frameworks libres afin de garantir la pérennité et la maintenabilité de l’application.
Ce projet a pour origine la volonté de mettre à disposition des thématiciens les outils leur permettant d’accéder eux-mêmes à l’analyse de données. Bien que la plupart des historiens aient connaissance des outils cartographiques et d’analyse de données, leur adoption est encore loin d’être large. En mettant à disposition des outils génériques et bien documentés SpaTe souhaite être un point d’entrée dans l’analyse de données spatiales et temporelles. En familiarisant ses utilisateurs avec les concepts de l’analyse et de la représentation de données par l’usage, SpaTe espère encourager l’approfondissement de l’analyse de données en Histoire.
Afin de pouvoir atteindre son but, le code de SpaTe sera distribué sous licence libre pour qu’il puisse être réemployé par tout projet ayant besoin de faire de l’analyse et de la représentation de données spatio-temporelles.

Accéder à SpaTe
(ouverture à l’automne 2017)

Base de données Collégiales

La base des collégiales séculières de France a été conçue pour proposer la notice institutionnelle de toutes les églises qui ont abrité un chapitre de chanoines séculiers apparu entre 816 et 1563.
Le terme de « collégiale » recouvre un grand nombre d’établissements, fondés tout au long du Moyen Âge et encore au début de l’époque moderne s’adaptant aux courants spirituels successifs et aux nécessités changeantes de l’encadrement pastoral. Ce terme apparaît tardivement dans les sources mais il renvoie à une réalité institutionnelle qui existe depuis l’époque mérovingienne. Il remplace le monasterium du Haut Moyen Age qui désigne aussi bien des communautés monastiques que canoniales. Sa définition, retenant comme élément déterminant la récitation quotidienne de l’office divin par le corps capitulaire, permet d’inclure des églises et des communautés remarquables par leur diversité dans le temps et dans l’espace.
La première borne chronologique de la base de données correspond au Concile d’Aix (816), au cours duquel les communautés de chanoines desservant les cathédrales et les églises appelées plus tard collégiales, se sont vues proposer l’adoption d’une règle, l’Institutio canonicorum, appelée improprement règle d’Aix, dans le but de distinguer clairement leur type de vie de celle des moines. L’apparition du terme canonicus dans les sources à partir de cette époque permet de repérer de manière plus sûre les églises dotées de chapitres, même s’il est quelquefois difficile de savoir si toutes les communautés ont réellement adopté l’ordre d’Aix à l’époque carolingienne. La seconde borne chronologique renvoie à la fin du Concile de Trente (1545-1563) qui n’intervient pas aussi directement dans l’histoire des communautés canoniales mais qui marque le ralentissement très net du mouvement des fondations de chapitres, voire sa fin dans certains diocèses.
La base des collégiales séculières de France devra donc permettre de comprendre mieux la place que celles-ci occupent dans le paysage religieux médiéval à côté des cathédrales, des monastères, des églises paroissiales. Mais elle doit d’abord être un instrument de recherche rapide et commode qui empêche de les confondre avec des établissements monastiques et qui donne des repères sur la date de leur fondation (ou de leur attestation), les transformations institutionnelles qui ont fréquemment affecté ces communautés, la composition de leur corps capitulaire et les liens institutionnels qui les lient à d’autres établissements, séculiers ou réguliers.
Cette base de données a été réalisée et est alimentée dans le cadre du LAMOP sous la direction d’Anne Massoni.

Consulter Collégiales

Base de données Monastères

En s’appuyant sur les outils performants offerts aujourd’hui par les bases de données relationnelles, la base de données Monastères rassemble le corpus des établissements monastiques français au Moyen Âge (Ve-XVe s.) et aborde l’ensemble des abbayes et des prieurés tenus par des moines, des moniales ou des chanoines réguliers à l’exclusion des ordres mendiants. Les principaux instruments de travail indispensables aux historiens du monachisme, comme le Cottineau ou le Beaunier-Besse, sont aujourd’hui inadaptés aux outils contemporains de la recherche.En constituant une base de données relationnelles sur les monastères au Moyen Âge le projet se propose donc d’actualiser nos outils sur le fond (données historiques, institutionnelles, monumentales, bibliographiques, heuristiques) et sur la forme.
Cette synthèse des connaissances actuelles sur les monastères français, offerte par une base de données relationnelles, permet, par croisement des informations, de générer des graphes – filiations, évolutions chronologiques –, mais aussi d’ouvrir sur une exploitation cartographique ou encore de mettre à disposition un gestionnaire d’images – plans d’archives, relevés archéologiques, photographies…
Ce corpus est réalisé dans le cadre du Centre européen de recherches sur les congrégations et les ordres religieux (CERCOR, UMR 8584 LEM) sous la direction de Noëlle Deflou-Leca.

Consulter Monastères
(ouverture à l’automne 2017)

Entrepôt de données COL&MON

La base de données des collégiales et celles des monastères sont fusionnées dans le cadre de COL&MON dans un entrepôt de données au format OAI-PHM. Les donnnées seront donc moissonnables et réutilisables dans le cadre du Linked Open Data.

Schéma de synthèse des outils

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